Faik Konitza

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Un portrait de Faik Konitza par Ismail Kadaré

Faik KonitzaL’un des Albanais les plus cultivés de tous les temps, sacré par Fishta arbitre des élégances des lettres albanaises, véritable Cassandre d’après Noli, hypocondriaque subtil d’après Apollinaire, lion de la littérature et de la diplomatie d’après le roi Zog en personne qui lui adressa ce compliment en face, Faik Konitza était réellement un personnage hors du commun.

Il n’est que d’évoquer la richesse et la variété de sa formation culturelle, ses allées et venues d’une université à l’autre, pour éclairer quelque peu son caractère et les contradictions qui devaient accompagner, tout au long de sa vie, ce lunatique unique en son genre.

Comme beaucoup de beys musulmans, il avait entamé son instruction arabe auprès d’instituteurs privés, enseignement qu’il abandonna pour entrer au collège catholique des jésuites à Shkodra d’où, comme pour compléter sa collection de croyances, il passa à l’école orthodoxe grecque, puis au Lycée impérial de Constantinople ? De là, désabusé, il se rendit en France pour se faire pasteur protestant, mais, plutôt que de se soumettre à la vie sacerdotale, il finit par opter pour l’athéisme, et poursuivit ses études supérieures à Paris, puis, successivement, aux universités de Cambridge en Angleterre, d’Uppsala en Suède et de Harvard.

Extrait de « L’irruption de Migjeni dans la littérature albanaise. »

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